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L'histoire de "Nanard".

Après de nombreux mois de recherche, sur les brocantes, les vides-grenier, internet (ne nous voilons pas la face), et surtout le bouche-à-oreille, je  suis rentré en contact avec une personne bien particulière, passionné et passionnant.

Je cherchais des pièces d’époque Art-Déco, des originales, pas de copies chinoises ou birmanes fabriquées ces dernières années. Je cherchais du vécu, de l’histoire, bref, du vrai et pas du faux.

Travaillant depuis quelques temps sur la transformation de vieux postes TSF en luminaires d’appoint couplés ou non avec des stations Bluetooth pour écouter sa musique via son smartphone ou sa tablette, je me suis penché sur cette recherche avec passion evidemment : « trouver la ou les perles rares » sur lesquelles je pourrais intervenir.

Un « ancien », un « vieux de la vieille » me parle d’un de ses amis, qui lui-même à un ami, qui cherche à vendre une collection de « pepites » comme il les appelent…

…Des postes TSF, du pur et dur, de l’art déco dans toute sa magnificence. En bon état ou en état moyen, voir très moyen, mais certains avec leur tissus d’origine, leur cadran intacte et leur vernis patiné.

 

Ni une ni deux je décide de prendre contact avec notre homme :

« Nanard » (Bernard de son prénom), mais c’est Nanard que je vais rencontrer.

Ok mais où il habite Nanard ?

Pas en bas de chez moi c’est certain….

Il habite une charmante  maison perdue entre deux collines de la campagne Limousine.

Au fin-fond d’un lieu-dit à quelques kilomètres d’une Mégapole de 700 habitants.. Bref, une expédition digne de Bear Grills pour m’y rendre.

 

Nanard est un ancien, un octogénaire sans dents au sourire plus que sympathique mais ne sachant, malheureusement pour moi, pas se servir d’internet, ni de son appareil photo.

Je me fie à mon instinct, au feeling, ne sachant pas sur quoi j’allais tomber en me rendant aux confins des campagnes Françaises..

 

 

 

 

Rendez- vous à l’aveugle.

 

Prenant mon courage à deux mains et remplissant mon portefeuille d’une épaisseur de billets plus que conséquente (pas con le Bernard !), je décide de rendre visite à « Nanard ».

 

Après une journée de route je me retrouve donc à rappeler Nanard, car même mon GoogleMaps s’est perdu entre deux pommiers et trois troupeaux de vaches Limousines broutant la verdure…

« Je passe te chercher devant LE café situé à quelques kilomètres de chez moi, sinon tu ne sauras jamais venir ».

« Euh… Ok super je vous attend ».

 

Nanard débarque en short et liquette, clope au bec, et sandales aux pieds. Tout sourire édenté, il m’a l’air aussi sympathique qu’un vieil ami retrouvé.

 

Je le suis donc en camion, sur les routes de campagnes goudronnées pour la plupart à l’age d’or des seventies, et j’arrive enfin sur sa colline, le Mont-Sinaï pour moi, après ces mois de recherches.

 

Avant de me faire rentrer dans son « temple », je m’entretien avec lui de sa passion -dévorante selon sa femme – des postes TSF.

« Je les connais tous , je sais d’ou ils viennent, je connais leur histoire, j’ai même une fiche pour chacun au cas où je perde la boule. Je me souviens de tous ceux à qui j’ai acheté ces bijoux, les brocantes et les vides –greniers des villages environnants, et ce pendant des années ».

 

« Ouahhh… » Je reste bouche-bée, je suis tombé sur LE passionné de la région.

 

« J’ai ce chalet que voilà, j’ai tout dedans… » me dit-il en m’ouvrant les portes du paradis.

 

Et là, seul les passionnés-amoureux-fanatiques de l’art déco peuvent comprendre :

Je suis nez-à-nez avec une collection de pièces d’origine plus magnifiques les unes que les autres.. Un grand champ d’action pour le travail que je pourrai effectuer.

En bref, je suis bluffé par ce chalet spécialement dédié à sa passion dévorante.

 

« Je me fais vieux, et je m’en sépare malheureusement… et puis Maman veut faire une cuisine dans le chalet pour qu’on puisse y manger… alors… ».

 

Ok Nanard, je vais vous aider à faire de la place pour mettre la cuisine de Maman, sa table, sa vaisselle, son four, et tout le reste.

 

On trouve un terrain d’entente et je décide d’alléger mon portefeuille de tous les morceaux de papiers imprimés par la banque de France que j’avais en ma possession ; étrangement je me suis senti beaucoup plus léger et mon camion s’en est retrouvé beaucoup plus lourd.

 

 

 

 

Toute cette histoire pour vous dire qu’il faut parfois attendre longtemps avant de trouver la pièce de ses rêves.

 

Chiner c’est aussi ça.

 

Le tout est de ne pas se précipiter et d’être là au bon moment, au bon endroit, et avoir la chance de rencontrer la bonne personne.

 

Dans tous les cas, mon cher Nanard, je vous fais la promesse de ne pas dénaturer tous vos trésors que vous m’avez légués…. (vendus pardon; Pas con le Nanard……)

 

 

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November 7, 2018

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